Cet article de recherche translationelle réalisé notamment en collaboration avec la Plateforme INteractome Timone (PINT) de l’Institut de Neurophysiopathologie rapporte la preuve de concept qu’il est possible d’utiliser la technologie appelée Nano-DSF associée à l’intelligence artificielle pour détecter rapidement une altération moléculaire spécifique du glioblastome, l’amplification de l’EGFR (Epidermal Growth Factor Receptor), à partir d’un simple prélèvement de plasma sanguin.
En effet, la technologie appelée Nano-DSF (Nano Differential Scanning Fluorimetry) permet l’analyse de la stabilité des protéines du plasma sanguin, sur un profil dit de dénaturation. Les profils de dénaturation obtenus sont spécifiques d’un état pathologique (glioblastome, cancer du poumon, mélanome, cancer colorectal…) et très différents de ceux de la population saine.
Dans cette étude, les analyses vont plus loin et démontrent que la comparaison, par intelligence artificielle, de différents profils de dénaturation au sein du groupe des patients porteurs de glioblastomes, peut également différencier ceux qui portent des altérations de la protéine EGFR de ceux qui n’en portent pas.
Cette technologie pourrait donc être un outil très utile pour aider à la mise en évidence rapide de ce biomarqueur diagnostique prédictif, et à une meilleure orientation thérapeutique des patients.
